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Jeu pathologique - avis du CSS :

Décembre 2017 - Le jeu pathologique est défini dans le DSM5 comme un trouble addictif (non lié aux substances). Les joueurs sont particulièrement sensibles aux variables environnementales...

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Les chiffres dont on dispose montrent une prévalence de 0,4 à 4,2 % au cours de

la vie. La prévalence est difficile à déterminer car il n’y a pas assez d’études en la matière,que les joueurs ont peu accès aux soins, et qu’ils n’y sont pas correctement identifiés. Le jeu peut cependant avoir des conséquences importantes (au niveau financier, relationnel, social et psychique. Il y a aussi dans ce groupe des hauts taux de pensées suicidaires et de tentatives de suicide) et est donc important à traiter. Il y a actuellement un faible taux de traitement.

Il faut agir simultanément sur les différents facteurs qui interviennent dans le développement du jeu pathologique. Les joueurs sont particulièrement sensibles aux variables environnementales, et il est donc important de réduire la disponibilité des possibilités de jeu, ainsi que son attrait, entre autres en interdisant la publicité. Le type de jeu va également influencer le développement de dépendances au jeu, et il faut donc prendre des mesures structurelles concernant les caractéristiques du jeu pour réguler l’offre disponible et la rendre moins addictive. Au niveau individuel, on retrouve des disfonctionnements neurobiologiques similaires à ceux identifiés chez les personnes dépendantes à l’alcool et autres drogues, ainsi que des processus cognitifs semblables. Il est donc important que le traitement soit axé sur les cognitions, afin de modifier le comportement. Le traitement doit par ailleurs prendre en compte le conditionnement, la vulnérabilité et/ou l’impulsivité qui dépendant du profil du

joueur. Il doit aussi prendre en compte les comorbidités, fréquentes chez les personnes avec un problème de jeu, ainsi que les problèmes financiers. La recherche scientifique a permis de montrer que les thérapies cognitivo-comportementales étaient efficaces pour le traitement des troubles liés aux jeux, mais les études ont souvent de nombreuses limites et plus d’études sont donc nécessaires, également pour évaluer d’autres types de traitements. Il est donc surtout important d’avoir une approche multidimensionnelle et de partir des besoins de chaque joueur. Pour favoriser la rétention dans les soins il est aussi important d’avoir une approche motivationnelle et psychoéducative, et de développer des stratégies de prévention des rechutes (mesures de contrôle, auto-exclusion). Une pharmacothérapie (antagonistes aux opiacés) peut aussi être utile.





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