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L'echange de seringues en Wallonie :

Janvier 2017 - 20 ans d'échange de seringues en Belgique francophone - Forces et faiblesses du dispositif d'accès au matériel stérile d'injection.

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Les pratiques de consommation par injection sont à risques pour la santé physique et sociale des usagers. Les dommages physiques comme les abcès et phlébites, infection au VHC, au VIH… et sociaux comme la désaffiliation et les phénomènes de marginalisation peuvent être significativement réduits. Depuis 1996, les pouvoirs publics belges financent des associations organisant la distribution et la récupération de matériel stérile d’injection à destination d’usagers de drogues par voie intraveineuse. Vingt ans de financement signifient vingt ans de reconnaissance de la part de ces institutions. Reconnaissance tant des problématiques socio-sanitaires que peuvent poser des pratiques de consommation de drogues par injection, que de la pertinence des stratégies de Réduction de Risques comme modalités d’action et de réponse adéquates à ces problématiques1.

Depuis le milieu des années 1990, des services de première ligne comme les comptoirs d’échange de seringues se créent et par leur biais du matériel stérile d’injection est rendu accessible gratuitement sur l’ensemble du territoire belge. Le DAMSI –Dispositif d’Accès au Matériel Stérile d’injection- prend ses racines en 1994 avec l’ouverture du premier comptoir d’échange de seringues : Accueil-Drogues à Liège. Suivront rapidement, en 1995, la naissance d’un groupe d’auto-support donnant accès à du matériel stérile d’injection - le CCLA - (Citoyen Comme Les Autres) et le projet Stérifix2, organisé à Liège, à Namur, Charleroi et puis à Bruxelles.

En 2000, un arrêté royal a posé un cadre définissant les pratiques dites « d’échange de seringues ». Si ce texte modifie le monopole qu’avaient les pharmaciens en ce qui concerne l’offre de seringues sans pour autant ancrer une réelle politique de Réduction de Risques sa naissance a favorisé le développement accru des services distribuant du matériel stérile d’injection. Entre 1999 et 2000, le nombre de ces services est passé de 3 à 6. En 2015, Modus Vivendi relève des données liées à l’accès au matériel stérile d’injection auprès de 20 services et institutions.

Au travers de valeurs, d’objectifs et de missions communes, des liens se sont tissés et se tissent encore entre ces différents services. Organisation de coordinations locales, projets communs, coordination entre Bruxelles et la Wallonie, groupement d’achats pour le matériel stérile d’injection… Petit à petit, c’est un véritable Dispositif d’Accessibilité au Matériel Stérile d’Injection qui est né. Ce carnet en propose une description macroscopique.





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